Raphaëlle Lavaud Bonnard

Artist

Biography

Raphaëlle Lavaud-Bonnard est née le 29.09.61 à Neuilly-sur-Seine (92), France. Peintre, graphiste, sculpteur, elle travaille et vit en France.
Diplômée de l’École Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d’Art de Paris (ENSAAMA), sous la tutelle de Serge Mouille, Designer, elle enseigne la créativité à l’Atelier Hourdé (Paris) et les Arts plastiques aux Ateliers Beaux-Arts de la ville de Clichy (92).
Elle débute son travail de Plasticienne en 1995.
Son goût prononcé de la couleur vient s’épanouir au travers de nombreuses recherches graphiques du trait, de l’espace et de la composition, le sujet portant essentiellement sur la figure et la représentation des corps (premiers travaux).
Artiste éclectique, elle fait évoluer les supports : le papier uni ou imprimé, la toile, deviennent des tissus et des supports transparents – vitraux.
Ses réalisations en volume sont soit des sculptures polychromes en papier mâché mêlant corps et nature – recherches formelles portant sur la trace et le mouvement d’un corps animal -, soit de grands « corsets » de tissus peints, cousus et tendus dans l’espace sur des armatures – recherches d’une « peau » abstraite au vocabulaire végétal.
Puis par le procédé de la linogravure, l’empreinte du corps devient icône : le graphisme contemporain de l’artiste s’affranchit, joue avec les imprimés, se fond dans les paysages, les lieux oubliés, comme un clin d’œil d’une mémoire affective offerte.
Après de nombreuses expérimentations, mêlant outils classiques et supports contemporains, une rupture brutale se produit dans la forme de ses récentes recherches.
Une série de clichés anciens peints, brodés, fixent ses racines dans une lignée intime, nous ouvrant par la suite un accès singulier à notre mémoire collective, sociétale.
Parallèlement naissent une série de créatures végétales sous la forme d’un « herbier utopique ». Par le dessin – première forme archaïque d’expression – ces petits formats rehaussés souvent de couleur sont issus d’un questionnement profond sur l’origine du souffle de vie. Le sens commun de ces derniers travaux nous questionnent sur le sentiment « d’impermanence ».